Le Crédac

J’aime le rôse pâle et les femmes ingrates
Une exposition de Sarah Tritz avec les œuvres de 29 artistes invité·e·s

Artistes : Fabienne Audéoud, Alexandra Bircken, Valérie Blass, Benjamin Bonjour, Bruno Botella, Paul Bourdoncle, Anne Bourse, Stéphanie Cherpin, Claude Chevalier, Maria Corvocane, Morgan Courtois, Liz Craft, Nicole Eisenman, Eugène Engrand, Paul Hugues, Dorothy Iannone, Ana Jotta, Anne Kawala, Maria Lassnig, Alfred Leuzinger, Stephen Maas, Monica Majoli, Camila Oliveira Fairclough, Gerald Petit, Hélène Reimann, Alberto Savinio, Philipp Schöpke, Hassan Sharif, Maxime Thieffine.

Commissariat : Sarah Tritz

« Vous savez que c’est ce qui se passe continuellement : on juge que c’est laid — c’est ainsi qu’on me juge depuis vingt ans. Et on a parfaitement raison, parce que c’est laid. Pour ma part, je pense que c’est beaucoup plus intéressant quand cela paraît laid, parce qu’on y voit l’élément de la lutte. »1


Sarah Tritz imagine une exposition personnelle avec les œuvres de 29 artistes invité.e.s. Ses nouvelles productions dialoguent avec un parcours d’œuvres éclectique et transgénérationnel ayant pour fil conducteur le corps comme contenant, telle une boîte dont le langage serait l’un des principaux outils.

L’exposition relie ce qu’il est commun de percevoir comme deux formes de plaisirs distincts, alliés et inséparables : celui proprement érotique (le glamour) et le plaisir cognitif (la grammaire).

Elle regroupe ainsi des artistes dont les œuvres nous interpellent sans pudeur avec une physicalité indéniable tels Me Princess de Liz Craft ou encore le double autoportrait Gehirstroeme [Courants du cerveau] de Maria Lassnig, qui n’aura cessé de faire d’elle-même son sujet en évitant toute complaisance. Nombre de ces artistes ose incarner des pensées névrotiques, et démontre une réciprocité entre l’attitude de l’artiste au travail et ce qu’illustrent leurs œuvres.

Une sélection d’œuvres d’art brut donne à voir la construction d’un cheminement mental. Ces dessins, à vertu cathartique, sont caractérisés par l’écriture, la symétrie, la clarté du contour des formes figurées. Ces motifs sont traités comme autant de données conceptuelles qui attestent de la force du langage, aussi insaisissable soit-il.

Des œuvres présentées dans l’exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité de certains visiteurs, notamment du jeune public.

  1. Gertrude Stein, « Comment l’écrit s’écrit » in Lectures en Amérique (1935), Paris, Christian Bourgois, Coll. Titres, 2011, p. 211.

Vidéo(s)

Film de l’exposition, réalisé par Thomas James. © Le Crédac, 2019.

Documents

  • Feuille de salle — J’AIME LE RÔSE PÂLE ET LES FEMMES INGRATES
    1.42 MB / pdf
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  • Dossier de presse — J’AIME LE RÔSE PÂLE ET LES FEMMES INGRATES
    7.07 MB / pdf
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Ressources pédagogiques

  • Réflex #40 — J’AIME LE RÔSE PÂLE ET LES FEMMES INGRATES
    586.54 KB / pdf
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Biographie commissaire

  • Née en 1980, Sarah Tritz est artiste, enseignante à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon entre 2014 et 2019, à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris à la rentrée 2019.
    Sarah Tritz est lauréate de l’appel à projets « 1% marché de l’art » avec le soutien du Crédit Municipal de Paris et de la Ville de Paris.

Évènements & Rendez-vous

Partenariats

L’exposition bénéficie des prêts du Centre National des Arts Plastiques ; Centre Pompidou, Paris / Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle ; LaM - Lille Métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Cette exposition participe à l’évènement Plein Soleil 2019, l’été des centres d’art, un projet de d.c.a, l’Association française de développement des centres d’art contemporain. Partenaires du vernissage et des évènements : Les Nouveaux Robinson, Grolsch

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