Le Crédac

Hugues Reip, Phantasmata (1995–2009)

Hugues Reip

Depuis le début des années 1990, Hugues Reip (né en 1964) développe une œuvre prolixe traversée par un imaginaire « archéomoderniste ». Ses vidéos, sculptures, installations élémentaires et découpages forment des tableaux oniriques enfantins et rock’n’roll. Certains procédés techniques et formels hérités des origines du cinéma (Méliès, Keaton) et des avant gardes artistiques du XXe siècle (Fischinger, Kandinsky) mêlés à des artifices bricolés, donnent naissance à ses expériences filmiques, souvent de très courte durée.
Le terme d’origine grecque phantasmata revêt plusieurs sens : une apparition ou un spectre, une création de l’imagination, une hallucination, ou encore une image mentale d’un objet réel. Ce titre choisi par Hugues Reip pour la sélection de films projetés dans le Crédakino traduit précisément le monde à la fois féerique et inquiétant de l’artiste, qui met en scène une autre réalité, entre abstraction et magie, que l’on pourrait qualifier de réalité relative. « Je me souviens des gravures accompagnant les récits de Jules Verne, qui, rendant l’irréel véritable, évoquaient un monde qui aurait un corps, un temps, un espace visible différent du nôtre… mais au même endroit » explique Hugues Reip. Visions hallucinatoires, jeux d’échelle, science-fiction : les Parallel Worlds de l’artiste ouvrent leurs portes.

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