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le Crédac /

Estefanía Peñafiel Loaiza
l'espace épisodique

Du 11 au 22 juin 2014

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Estefanía Peñafiel Loaiza, née en Équateur en 1978, poursuit en France à partir de 2002 ses études d’arts aux Beaux-arts de Paris, puis de Lyon.

Elle construit son oeuvre sur la tension entre le visible et l’invisible. Invitée à exposer en 2007 au Crédac, l’artiste produit une oeuvre presque imperceptible, un long trait de gomme tracé sur le mur à hauteur de regard et parallèle au sol (mirages(s) 2. ligne imaginaire, équateur ; 2007). Comme on marque un horizon, cette ligne à la fois radicale et précise évoque la ligne imaginaire de l’Équateur, son pays natal.

Estefanía Peñafiel Loaiza a conservé cette position esthétique tout en économie de moyens. Ce jeu d’appropriation et de subversion se traduit par le biais d’actions de destruction (pages trouées, encre effacée, image gommée) ou de reconstruction (lecture et réécriture à l’envers) des images et du langage. Cette dimension plastique n’exclut pas une position politique signifiante. Vecteur de mémoire, la masse invisible des anonymes – manifestants, migrants, figurants et seconds rôles au cinéma – est révélée par des traces, elles-mêmes imperceptibles.

À la Manufacture des Œillets, ancienne usine occupée par le Crédac, Estefanía Peñafiel Loaiza a pour projet l’évocation de l’ancien usage des lieux, celui du travail, du bruit des machines et du mécanique. Dans ce bâtiment construit en 1913 sur le modèle américain de la Daylight Factory, la lumière du jour ponctuait le rythme mécanique du travail. L’artiste s’attachera à cet aspect indissociable du monde ouvrier en intervenant à la fois au coeur des salles du centre d’art, mais également dans la partie la plus ancienne du site (la Grande Halle de la Manufacture) et principalement sur son horloge. Celle qui rythmait le temps de travail des ouvriers est désormais arrêtée ; seule sa lumière continue aujourd’hui à fonctionner. Cette exposition accueillera de toutes nouvelles productions, accompagnées d’un cycle de films programmés par l’artiste au cinéma Le Luxy à Ivry, tels que Les yeux sans visage de Georges Franju (1960), Casa de Lava de Pedro Costa (1994) ou encore Canine de Yorgos Lanthimos (2009).


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