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    Dédié au cinéma et à la vidéo, Crédakino est un espace de projection au sein du Crédac. Il accueille des programmations d’artistes et de commissaires.


     D’un Sud-Est vers un autre Sud-Est
    Un programme de films pensé par Thu Van Tran


    Feuille de salle


    — Du 18 avril au 28 avril —

    Trương Minh Quý (et Freddy Nadolny Poustochkine)

    Minh Quý Trương est né en 1990 à Buon Ma Thuot, sur les hauts plateaux du centre du Vietnam. En 2008, il intègre l'Université de théâtre et de cinéma de Hô-Chí-Minh-Ville pour étudier la mise en scène. Il quitte la formation à l’issue de la première année pour se lancer dans le cinéma indépendant. En 2012, il intègre la promotion de l'AFA (Asian Film Academy, Busan International Film Festival) et participe en 2016, avec Mars in the Well, à la sélection Berlinale Talents du festival international du film de Berlin. Actuellement, il fait partie de l’équipe à Ga0, un lieu d’expositions à Hô-Chí-Minh-Ville.

    Mars in The Well, 2014

    Les souvenirs d'enfance et le paysage de sa ville natale sont les matériaux de ses films. C’est à Buon Ma Thuot, dans la ferme de ses parents, que Mars in the Well (Mars dans le puits) est en grande partie tourné. Face à la catastrophe annoncée de la montée des eaux (dans le delta du Mékong, la mer pénètre déjà jusqu’à 60 km dans les terres), Minh Quý envisage 2053 comme l’année de la submersion de Saïgon, et celle des premières tentatives de mission habitée sur Mars par le Vietnam.

    — Du 2 mai au 12 mai —

    Quynh Dong 

    Quynh Dong est née en 1982 à Hai Phong, le port maritime de Hanoï. Diplômée en 2004 en design graphique à l'école de design de Bienne, elle poursuit ses études en Suisse par un cursus en beaux-arts à la Haute école des arts de Berne puis à l'université des arts de Zürich. En 2013, elle intègre la résidence de la Rijksakademie à Amsterdam. C’est dans la culture pop que Quynh Dong collecte le matériau de ses oeuvres ; tableaux laqués, calendriers du Nouvel An, miniatures décoratives, jouets pour enfants, tropes des feuilletons populaires sont brassés et superposés pour créer des paysages aux motifs culturels improbables.

    Karaoke Night, 2009

    Pour Quynh Dong, le karaoké – une institution populaire à laquelle les Vietnamiens sont initiés dès leur plus jeune âge – entre dans une pratique permanente de recherche sur l'expérience vietnamienne diasporique et le rôle intime des espaces communautaires. Dans cette subculture, elle considère le karaoké comme une forme active d’isolement, qu’elle intègre ici, chantant seule et jusqu’à l’épuisement de la tombée de la nuit au lever du soleil.

    Late Autumn, 2015

    À contre-courant des oeuvres les plus kitsch, l’imagerie de Late Autumn est diaphane. La silhouette, vêtue de rouge, de Quynh Dong apparaît et s’estompe par cycles, comme les feuilles tomberaient lentement de cet arbre, déjà nu. À la solennité de ces présences désoeuvrées, répond une mélancolique bande-sonore, jouée par deux violons en dialogue.

    — Du 15 mai au 26 mai —

    Truong Cong Tung

    Né en 1986 à Đắk Lắk, actuellement basé à Hô-Chí-Minh-Ville, Công Tùng Trương obtient en 2010 son diplôme de l'université des beaux-arts, spécialisé en peinture sur laque. Sa pratique, depuis délibérément plus intuitive, s’est étendue à la vidéo et à l'installation, puisant son inspiration dans la culture spirituelle, la micro-histoire, le chamanisme, les fantômes.

    Across the Forest, 2014-2019

    Across the Forest déploie la fascination profonde de Tùng pour l'histoire et la culture des Jarai, le plus grand groupe ethnique des hauts plateaux du centre du Vietnam, d'où il est originaire. La vidéo dépeint des scènes fragmentées se déroulant simultanément sur le territoire : les mains glanant du latex de l'hévéa ; un bassin, une feuille de fer, une veste accrochée à un arbre pour effrayer les oiseaux ; des membres de la famille regardant la télévision, pratiquant le brûlis dans les champs, creusant, priant, dormant. À ces séquences sont incorporées des images surréalistes de rêves nocturnes. La surface du film baigne dans une surimpression de fourmis volantes et dans les bruits d'insectes, de tonnerre, de hurlements. La vidéo dresse un portrait sombre et contemple une communauté confrontée à de nombreux bouleversements.

    Portrait of a Deforming Symbol – Lost and Found, 2017

    Cette vidéo s’inscrit dans un vaste projet de collecte de mythes urbains saïgonnais. Ces "mythes matériels" sont collectés principalement dans le District 2, où le processus de réformation de l'espace urbain est le plus apparent : des marécages aux zones semi-urbaines, puis de nouveau aux marais, en attendant la future mégalopole. Ces mythes résident dans les panneaux d'affichage aux images estompées, aux slogans déchirés ; dans la pléthore de pièces de fer éparpillées et déterrées par les détecteurs de métaux, ces boulons de porte, rivets, poids de balances, outils de travail, qui contribuaient autrefois à la vie quotidienne d'une communauté, sont devenus des déchets à recycler. En tant qu'objets fabriqués par l'homme, ils durent plus longtemps que le cycle de vie d'un être humain et bien qu'ils soient fragmentés, leurs corps restent dans des endroits où même l'humanité ne peut résister.

    — Du 29 mai au 9 juin —

    Truong Que Chi

    Que Chi Trương (née en 1987) est titulaire d'une maîtrise d'études cinématographiques de l'université Paris III : Sorbonne Nouvelle. Active dans le monde des arts visuels et du cinéma en tant que cinéaste, artiste et commissaire, sa pratique examine le spectacle de la violence quotidienne au Vietnam et se penche sur la relation complexe entre les archives, la mémoire et l'imagination. Que Chi Trương est, depuis 2015, membre du conseil d'administration du collectif Nhà Sàn, une initiative artistique issue du plus ancien espace à vocation artistique, à but non lucratif, de Hanoï. Elle est également professeur de cinéma à l'université de théâtre et de cinéma de Hanoï.

    Mặt trời đen (Soleil Noir), 2012

    Dans son premier court-métrage de fiction, Que Chi Truong filme un jeune couple à la dérive dans la jungle urbaine de la plus grande ville du Vietnam, Hô-Chi-Minh-Ville. Ils fredonnent Mặt trời đen (soleil noir), une chanson de rock qui exprimait le pessimisme de la jeunesse de la République du Sud-Vietnam, avant l’unification du pays en 1975.

    — Du 12 juin au 28 juin —

    Dimitris Tsoumplekas

     Né en 1967 à Athènes, Dimitris Tsoumplekas est photographe et vidéaste. Son travail porte princi­palement sur l'interaction entre le privé et le public, et sur la façon dont notre environnement - tant personnel que collectif - façonne l'expérience individuelle et sociale. Le paysage, au sens propre comme au sens figuré, domine sa pratique. Il est membre du collectif Depression Era qui a notamment participé à la Biennale de Thessalonique (2015) et au Festival Culturescapes à Bâle (2017). En 2018 et 2019, Thu Van Tran et Dimitris Tsoumplekas par­ticipent à l'exposition collective Anatomy of Political Melancholy (cur. Katerina Gregos) à la Fondation Schwarz (île de Samos) puis au conservatoire d'Athènes.

    Texas, 2011

    En 2010, Dimitris Tsoumplekas est de retour en Grèce, après avoir vécu près de vingt ans à Berlin ; c'est à ce moment-là qu'il ini­tie la série photographique TexasLe Texas est une taverne dans le nord-ouest de la Grèce. Initialement appelé Paradis, elle a été rebap­tisée Texas dans les années 1970 lorsqu'un homme a dégainé son arme et a tué deux clients. Sa femme et son amant. Le nom du lieu implique inévitablement la violence, le Sud et la désolation. Texas est un champ de bataille du rapatriement. De retour en Grèce en 2010, je me suis senti confus. J'ai dû réarranger ce spectacle étrange des gens et des lieux et, parce que j'échouais constamment, je dérivais vers une observation des petits et des grands détails d'une vie désor­donnée. Tout ce que j'ai remar­qué semblait résulter d'une bataille avec le temps, une bataille avec lui-même. La preuve d'un désir de liberté frôlant la destruction.Texas est une oeuvre de deuil. Texas est une sorte d'adieu. La désignation de la frontière. Et la frontière, telle que perçue par Heidegger, "n'est pas là où quelque chose se termine, mais telle que reconnue par les Grecs, la frontière est là où quelque chose commence à déployer son essence". »



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