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    Dove Allouche, Lara Almarcegui,
    William Anastasi, Marcos Avila Forero,
    Michel Blazy, Marie Cool Fabio Balducci,
    Melanie Counsell, Marcelline Delbecq,
    Agnes Denes, Lili Dujourie, Koji Enokura,
    Bela Kolárová, Jirí Kovanda, 
    Guillaume Leblon, Jean Le Gac, 
    Gordon Matta-Clark, Helen Mirra, 
    Nicholas Nixon, Gina Pane, Hans Schabus,
    Mathias Schweizer, 
    Roman Signer

    Commissaire : Claire Le Restif


    Exposition du 11 septembre au 6 décembre 2015


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    J’ai toujours aimé les panneaux d’affichage à l’instant de leur passage au bleu. Ce moment où tous les messages sont recouverts. Ces matins là dans Ivry sont mes préférés, quand le bleu du ciel se rapproche un peu du bitume. Cette pratique à l’échelle de la ville a guidé l’architecture de l’exposition, où les panneaux d’affichages remplacent les cimaises.

    Pour  prolonger l’idée que le bleu du ciel appartient à « tout le monde », j’ai réuni 22 artistes internationaux ayant produit des œuvres de 1960 à nos jours. De générations différentes, ils ont en commun des gestes ou actions qui constituent des œuvres fragiles, voire précaires, réalisées avec économie et attentives au contexte dans lequel elles s’inscrivent. Certaines portent en elles l’inquiétude environnementale (Agnes Denes, Koji Enokura), le rituel (William Anastasi), le soin du vivant (Michel Blazy), le sublime (Guillaume Leblon), le temps (Nicholas Nixon), l’éloge de la lenteur (Mélanie Counsell), la marche (Helen Mirra), l’action poétique (Gina Pane), l’action écologique (Hans Schabus), la révolte (Marie Cool Fabio Balducci). D’autres encore relèvent de la collection (Jean Le Gac), de la collecte (Dove Allouche, Bela Kolarova), du geste simple (Lili Dujourie, Jiri Kovanda), du geste urbain (Gordon Matta-Clark), de la préservation (Lara Almarcegui), de l’enregistrement anthropologique (Marcos Avila Forero), de l’écriture (Marcelline Delbecq) ou du jeu (Roman Signer, Mathias Schweizer).

    Cette exposition est un inventaire modeste, conçu à la manière d’un herbier plutôt que d’un atlas. Poétiques et parfois politiques, ces œuvres placées à la portée de tout le monde ne tendent ni vers l’héroïsme, ni vers le spectaculaire ; elles sont cependant extraordinaires par la réflexion qu’elles déclenchent  ou par la position qu’elles adoptent. 

    Concentrée sur des gestes « peu » en opposition aux gestes « trop » que véhiculent nos écrans au quotidien, cette exposition privilégie la lenteur, le calme, l’immobilité voire une forme de banalité, comme autant de rapports sensibles que tout le monde adresse à « tout le monde ».


    Collections Centre National des Arts Plastiques, Centre Pompidou, Paris / MNAM-CCI, Frac Aquitaine, Frac Lorraine, Frac des Pays de la Loire.


    Partenaires média :

     

    Partenaire du vernissage :

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