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  • Shimabuku
    Pour les pieuvres, les singes et
    les Hommes

    Du 14 septembre au 16 décembre 2018
    Vernissage, jeudi 13 septembre de 17h à 21h


    Communiqué de presse


    Diplômé de l’Université des arts d’Osaka et du San Francisco Art Institute, c’est avec une performance que Shimabuku inaugure son œuvre : il se rase le sourcil gauche et prend le métro à Londres. Depuis, il explore et parcourt le monde – par ses voies maritimes, terrestres, aériennes – en observateur ou provocateur de situations insolites entre les êtres vivants, notamment les animaux qu’il affectionne particulièrement.

    Né en 1969 à Kobé, second port du Japon, habitant aujourd’hui l’île d’Okinawa, Shimabuku porte une profonde attention à l’eau, source de vie, milieu d’échanges et d’expérimentations. La pieuvre, sa compagne de route depuis les années 1990 est devenue progressivement une icône de ses actions. Dans Octopus Road Project (1991), il la fait voyager de la mer intérieure de Seto jusqu’à la mer du Japon. Le récit de cette aventure est épique, malheureusement tragique. En 2003, il part à la pêche au poulpe au large d’Albisola en Italie à l’aide de poteries suspendues à une corde, une technique ancestrale japonaise. En 2006, c’est à un duo de Repentistas, ces chanteurs improvisateurs du Nordeste brésilien, qu’il transmet ce projet, relatant à leur tour et en rythme ce récit tentaculaire. À la fois drôle et poétique, Shimabuku réussit avec cette œuvre protéiforme à faire oublier les frontières géographiques et culturelles.

    Mû d’une empathie profonde avec son environnement, le travail de Shimabuku se déploie par des idées simples et visuelles. Méticuleusement réalisées et documentées,  ses œuvres - sculptures, écrits, photographies, vidéos et performances, articulés ensemble ou séparément – donnent à lire et à voir les modalités de leur conception et révèlent la part importante laissée au hasard.

    Pour son exposition au Crédac, il se saisit du terreau de la ville découvert lors de ses premières déambulations ivryennes. Selon une cartographie empirique, il prélève des sédiments glanés çà et là qu’il nourrit comme les promesses de potentiels microcosmes. À ces îlots répond un film réalisé sur une plage de la péninsule d’Oshika. Des troncs et branchages échoués sont érigés dans le sable, évoquant par anticipation la résilience d’un paysage dévasté par une catastrophe naturelle.


    L’exposition est conçue avec le soutien et la complicité de la galerie Air de Paris, Paris.


    Partenaires du vernissage : Grolsch / Les Nouveaux Robinson (Ivry-sur-Seine).
      

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